Charles Morgan & Time Machine © Fred Culas

CHARLES MORGAN

L'esthétique du mouvement

Charles Morgan est né le 8 juin 1951 près de Londres. Il vit et travaille en Suisse depuis 1964.
L’artiste anglo-suisse renommé internationalement crée en permanence depuis près de 35 ans, des sculptures cinétiques faites d'objets recyclés et de technologies de pointe, des oeuvres en mouvements de toutes tailles, drôles, poétiques, ingénieuses, des bijoux, des objets précieux et merveilleux.

Bijoutier-joaillier de métier, il est indépendant depuis 1974 à Vevey, où il acquit rapidement la réputation de créer des bijoux extraordinaires, des bagues à compartiments secrets, des pendentifs pouvant s’ouvrir de douze manières différentes, des bijoux lumineux contrôlés électroniquement, des étuis à briquets plaqué or ou argent et des sculptures mobiles de toutes tailles.


Charles Morgan révèle la beauté des mouvements mécaniques. Ses "machines" - sculptures mobiles, humoristiques et métalliques émerveillent toujours. Aujourd’hui, plusieurs centaines d’entre elles ont trouvé preneur aux quatre coins de la planète. Ce site vous fera découvrir l’œuvre unique de Charles Morgan et vous fera voyager au cœur de son univers !

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Dates importantes

1973 « Les Amygdales », première œuvre.
1974 S'installe comme bijoutier-joaillier indépendant à Vevey.
1975 1er prix des animations au Salon des Inventions à Genève.
1977 « La Machine à tester le vin » obtient un prix spécial dans le cadre de la Fête des Vignerons de Vevey.
1980 Changement d'atelier et ouverture de sa première galerie d'art, rue du Lac à Vevey.
1981 Première exposition, Danese-Milano, Lausanne
1984 « Chronos » marque le temps à partir d’un ancien mouvement d’horloge (clocher).
1984 « Tourismusflipper » commandé par Suisse Tourisme (en permanence au Musée Suisse des Transports).
1986 « Jollyball » le plus grand flipper du monde (Inscription au Guinness Book).
1989 « Worldball » Expo Isetan Gallery, Shinjuku, Tokyo
1990 « Chocolaterie » œuvre reflétant le fonctionnement de la production de chocolat (commande de Nestlé).
1993 « Recyclium » commande pour le pavillon suisse de l’Exposition universelle Taejon expo '93, Corée.
1998 « Le Phare » créée pour le hall d’un centre commercial en Allemagne (reportage de la télévision ZDF).
1999 Metropole 2000, Chauderon Lausanne. Horloge chromatique sur mur de 17 m haut.
2003 Pendule Commémorative réalisée pour le 100e anniversaire de M. Dommen, ancien directeur de Nestlé.
2004 « Hypervision sur le bouchon », prototype de "l’Electro-Canon", accélérateur "glionique" de véhicules pour le tunnel de Glion en chantier.
2005 « Switzerball », commandé par Suisse Tourisme pour représenter la Suisse à l’étranger.
2008 Ouverture nouvelle galerie, rue du Théâtre à Vevey.
2012 « Time Machine », horloge à boules. 2,20 m, 100 kg
2013 « Samsung », œuvre inaugurée à Berlin (IFA). 1,50 m
2014 En préparation : Exposition 40 ans de sculpture au Montreux Art Gallery, du 5 au 9 novembre.

 

Charles Morgan Photo: Fred Culas

Biographie

Créateur de sculptures cinétiques

 

Charles Morgan est né le 8 juin 1951 à Romford, près de Londres. Son père Fred Morgan, est anglais, sa mère Fidi, allemande. Il y vécut pendant 13 ans, période durant laquelle il apprit la tolérance, cultiva le sens de l’humour et prit goût au thé et à la Famille royale ! Aujourd’hui encore, il retourne souvent en Angleterre rendre visite à ses amis d’enfance.

Sa famille déménage à Blonay (VD) en Suisse, alors que Charles fête ses 13 ans. Ne parlant pas un mot de français, il a rapidement l’honneur de squatter le fond de la classe. Il passe alors une bonne partie de son temps dans une décharge à métaux locale, où il se rend compte que rien ne se jette, que tout se recycle – en particulier le métal. Cette affinité pour les objets métalliques, son caractère inventif hérité sans aucun doute d’une mère créative et d’un père peintre et passionné de design, le conduise tout naturellement à choisir le métier de bijoutier-joallier.

Avant même de commencer à travailler, il créait des bijoux chez lui, pour sa mère, en utilisant des manches de brosses à dents qu'il fondait pour imiter les pierres précieuses ! L’entrée dans une école d’art lui fut cependant refusée, en raison de son français écrit insuffisant… Ne se laissant pas décourager, il entreprend alors un apprentissage de quatre ans chez un bijoutier lausannois, tout en étudiant les principes de la mécanique, de l’électricité, de l’électronique et d’autres technologies modernes telles que le laser.

Depuis 1974, il travaille en indépendant à Vevey, où il acquit rapidement la réputation de créer des bijoux extraordinaires – bagues à compartiments secrets, pendentifs pouvant s’ouvrir de 12 manières différentes, bijoux lumineux contrôlés électroniquement, étuis à briquets en forme de petites locomotives à vapeur dont le tender sert de cendrier… de quoi se faire vite une belle réputation d'homme magicien.

Pourtant, ce qui l’intéresse le plus est de créer des machines. Parallèlement à son activité de bijoutier, il leur consacre toujours plus de temps. En 1975, il présente l’une d’elles dans un concours au Salon des Inventions de Genève. Cette première tentative est couronnée de succès et il remporte le premier prix. Encouragé par son succès, il continue à créer des machines utilisant diverses sources d’énergie. Ses œuvres sont de toutes formes et de toutes tailles ; certaines abstraites, d’autres drôles et figuratives, toutes provoquent émotion et admiration.

En 1977, à l’occasion de la célèbre Fête des Vignerons qui a lieu tous les 25 ans à Vevey, il crée la "Machine à tester le vin", et gagne le prix spécial du jury du "Concours de la Meilleure Vitrine", organisé dans le cadre des festivités. En 1981, il expose plus de 20 œuvres à la galerie Danèse-Milano à Lausanne. Le succès auprès du grand public est instantané et la télévision réalise un documentaire sur lui et ses créations.

En 1984, l’Office National Suisse du Tourisme (ONST) lui commande une œuvre pour le Musée Suisse des Transports à Lucerne. Charles crée alors le "Tourismusflipper", immense construction de 5 m x 2,2 m, où la boule métallique – qui représente là, le voyageur – effectue un trajet de plusieurs minutes sur un rail, à travers le paysage suisse. Le touriste ainsi représenté, emprunte ici le funiculaire, là le train, avant de monter à bord d'un vapeur de la CGN devant le Château de Chillon ! Dès lors, les commandes venues du monde entier (Japon, Canada, etc.) de machines petites et grandes se succèdent, ne laissant à Charles que peu de temps pour la création de bijoux. Après avoir formé tout-de-même cinq apprentis, il cessera complètement son activité de bijoutier au fil des ans, pour ne créer plus que des sculptures cinétiques.

La passion de Charles Morgan reste, encore et toujours, le métal – le métal quel qu’il soit. Cependant, beaucoup d’autres matériaux trouvent leur place dans ses créations, car sa philosophie s’appuie fondamentalement sur les contrastes. Contraste entre l’or et le plastique, entre le plomb et la plume, mais surtout, contraste entre la chair – la machine – , et le sang – le courant électrique qui la parcourt. Charles a pour but de rendre l’art accessible et de démystifier la technique. Il est un précurseur de la récupération d'objets quel qu'il soit, il aime redonner vie à ce que l'on jette. "Les machines à Morgan" sont appréciées par des amateurs de tous âges et de tous milieux. Chacun y voit ce qu’il veut, et tout le monde a le sourire en les contemplant.